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Appel aux référents des bénéficiaires du RSA et aux acteurs de l'insertion

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La croissance du chômage, les lois sur les droits et devoirs du demandeur d’emploi (accepter la 2è offre raisonnable), sur le RSA, vont accentuer une double pression sur le travail d’accompagnement des publics en précarité :
- une insuffisance en nombre (de référents) face à l’engorgement des structures d’accompagnement à l’emploi aggravée par une coupure entre accompagnement social et professionnel ;
- le renforcement d’une fonction de contrôle social administratif caractérisée notamment par l’orientation à réaliser entre insertion sociale et professionnelle. Sous l’égide du Conseil Général et de l’Etat, la mise en place d’un “référent unique” annoncée par la loi sur le RSA offre une occasion de redéfinir l’accompagnement en refusant de l’enfermer dans une fonction de contrôle administratif au détriment des publics qu’il doit aider. Nous portons les 3 propositions suivantes que nous voudrions inscrire dans le cadre du “pacte territorial” sur l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, en cours d’élaboration.

1. Un référent unique mais pas seul

Plutôt qu’une relation individuelle (unique) entre un bénéficiaire et un référent, il faut retrouver la voie de l’action collective entre des équipes de référents (3 ou 4) comme interlocuteur unique de groupes de bénéficiaires (100 à 150). Une telle évolution de l’accompagnement suppose une organisation et des moyens. Aujourd’hui un référent a la charge de suivre cent à deux cent personnes. L’objectif à atteindre doit être d’un référent pour trente personnes. Dans une ville comme Roubaix, avec le nombre de référents existants unifiés, il peut être possible d’atteindre un pour soixante bénéficiaires comme une première étape en attendant d’obtenir des moyens complémentaires. Les équipes de référents sont à consolider dans un travail de réseau, avec des sessions de formation régulières, un encadrement qui puissent améliorer et conforter les pratiques professionnelles.

2. L’accompagnement est social et professionnel

Les dimensions sociales et professionnelles sont entremêlées sans que l’on puisse clairement les séparer. Cependant, la norme du travail salarié reste dominante pour être reconnu “inséré”. La capacité de réponse à l’accès à l’emploi reste centrale dans tout accompagnement. Le secteur social doit faire un travail de démystification du secteur économique. Un référent peut construire une relation de confiance avec des employeurs pour amener ces derniers à faire évoluer le recrutement, lever des critères de discrimination, consolider des offres d’emploi moins précaires. Cela signifie qu’une majorité des référents ou conseillers en insertion, puisse se former et évoluer vers ce type d’accompagnement. Articulés avec les Unités Territoriales d’Action Sociale et avec Pôle Emploi, des équipes de référents issus de différents services pourraient être fédérées au sein d’une structure telle qu’une Maison de l’Emploi.

3. Un référent “unique” au sens d’être médiateur entre la demande et l’offre

L’accompagnement se limite trop souvent à de l’information, de la prescription adressées au bénéficiaire qui devra faire les démarches par lui-même. Le référent n’a pas à trier entre accompagnement social ou professionnel. L’accompagnement doit se faire à partir de la demande exprimée de la personne reçue par un référent qui doit, autant que possible, faire abstraction de tout préjugé. Le référent doit pouvoir mettre le bénéficiaire en situation de choix directement face à plusieurs réponses concrètes. C’est sur ce type de contrat que peut se nouer une relation de confiance comme base de l’accompagnement. Cela signifie que le référent puisse rééquilibrer son activité vers la connaissance et l’accompagnement de “l’offreur” et donc avoir un nombre plus restreint de “demandeurs” à suivre.

SIGNEZ L’APPEL :

Appel aux référents des bénéficiaires du RSA et aux acteurs de l’insertion
[Obligatoire] :
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P.-S.

LES PREMIERS SIGNATAIRES : Marie Odile ALLIOUX (assistante sociale),Laury BAGLAN (étudiante AS), Sandrine BAILLEUL (conseiller insertion pro.), Emiline BAPTISTA (référent généraliste de parcours), Linda BATTAGLIA (stag. éduc. Spé), Félicité BILOA (référente généraliste de parcours), Lison BORDIER (étudiante gestion urbaine), Martin BOUTRY (paysan-voyageur),Vincent BOUTRY(animateur social), Fabienne CARPENT (conseillère insertion pro.), Alain CHAUSSON (encadrant tec.), Catherine DELABRE (conseillère insertion pro.)Paul DESTAILLEUR (Groupe d’Action des Demandeurs d’Emploi),Yamina DEWAELE (conseillère service public de l’emploi), Anissa DJAMA (demandeur d’emploi), Nina DURAND (conseillère insertion pro.), Tahar ECHEIKR (conseiller insertion pro.), Fathia ELABOUCHI (conseillère insertion pro.), Nadhir FAROUKI (coordonnateur social), Cathy FREYMONT (conseiller insertion pro.), Maurice GAUDIOT (formateur), Fettih GUENADI (conseiller insertion pro.), Olivier JEANSON (psychosociologue), Olivia LEQUERE (étudiante AS), Eric LOUCHART (resp.associatif), Najia MAANINOU ( Référent Généraliste de Parcours), Vanessa MAÏZ (animatrice social), Kamel MARKAI (conseiller insertion pro.), Bruno MATTEI (professeur), Hughes MOURETTE (architecte), Nourredine OUSTANI (carreleur), Nicole PAVY (économiste), Hélène PESSEMIER (conseillère Mission Locale), Réjeanne POYE (demandeur d’emploi), Ouameur RAHAL (demandeur d’emploi), Barbara SAWICZ (animatrice petite enfance), Berézoug SLIMANI (conseiller insertion pro.) Dominique SPINGLER (attachée territoriale), Marick VAILLANT (formatrice), Hugo VANDAMME (chargé de mission emploi), Mélanie VALLEE (chargé de mission), Danièle VERPLANCKEN(professeur), Christelle WILLOQUAUX (conseillère insertion pro.), Pierre WOLF (journaliste).

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1 Message

  • Le poste que j’occupe actuellement (chargée de mission IOD) image bien le fait que pour un meilleur accompagnement vers l’emploi on ne peut dissocier le social de l’économique. Il s’agit bien là d’un travail de réseau dans lequel chacun à son rôle à jouer pour lever les freins au fur et à mesure et non en préambule ce qui au contraire nous met dans une inertie implacable. De plus certains freins peuvent être levés par l’acteur économique au sein de l’entreprise (covoiturage pour la mobilité, aménagement des horaires pour la garde des enfants , formation au sein de l’entreprise pour accéder à un poste...)Il est vrai que pour pouvoir travailler avec la personne il faut qu’un climat de confiance s’installe entre les protagonistes, ce qui nous amène continuellement dans nos pratiques à faire des "aller-retours" entre le social et l’économique. Catherine DELABRE

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