Hervé Kempf en février 2009 à l’Université Populaire et Citoyenne

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Une étude américaine montre que, dans les années 70, un patron gagnait 20 fois plus que le salarié de son entreprise, aujourd’hui, c’est en moyenne 200 fois plus.
Pour Kempf, c’est la classe dirigeante et l’ensemble des gens qui tiennent les leviers du pouvoir médiatique et politique (pour chiffrer - au dessus de 8 000 ou 10 000 euros de revenus mensuels) qui sont responsables de cette situation. Dans son ouvrage, il se livre à une description très documentée et chiffrée. Selon lui, le problème ce n’est pas l’oligarchie, car c’est une constante de la société occidentale. Le souci est, que depuis 30 ans, l’effort et la promesse pour réduire l’inégalité sociale a disparu. L’accaparement de la part des richesses par cette oligarchie s’est énormément accrue.
Une oligarchie destructrice comme modèle sociale
Le fait que des riches captent des revenus, n’est pas le problème le plus important. Ce qui est vraiment problématique, selon Hervé Kempf, c’est que cette oligarchie a une force médiatique et sociale qui lui permet de diffuser un modèle. Pour établir ce constat, il s’inspire de Thorstein Veblen, économiste et sociologue de la fin de du 19è. Ce dernier est peu connu en France et ces travaux ne sont plus traduit. Pour Veblen, toute notre société est basée sur la rivalité. Chaque catégorie sociale est mue par une volonté de distinction. La classe supérieur en cherchant à se différencier des autres catégories de manière ostentatoires diffusent un modèle culturel. Le souci c’est que ce modèle, suivi par toute une société, est très consommateur d’espace, d’énergie et de ressource naturelle.