
Séminaire du 24 mai 2006
Il peut être caractérisé par un chômage massif lié à l’histoire et au déclin de l’industrie textile : un taux de chômage de 23% avec 12000 demandeurs d’emploi (source ANPE) dont un tiers depuis plus d’un an, 21% de moins de 25 ans, 12% de plus de 50 ans. Tous ces taux sont supérieurs aux moyennes régionales et nationales. La ville compte aussi plus de 7500 allocataires RMI (dont 50% seulement sont estimés être inscrits à l’ANPE). Le marché du travail est aussi marqué par une forte discrimination à l’embauche, les offres d’emploi roubaisiennes étant davantage pourvues par des non roubaisiens. On peut noter enfin la sous-qualification et l’illettrisme d’une partie des demandeurs d’emploi, qui constitueraient davantage une difficulté dans les démarches de recherche d’emploi que dans l’emploi lui-même.
Selon une étude du CBE (Comité de bassin d’emploi) de 2006, les perspectives d’emploi se situent dans le commerce et ses services. Neuf métiers sont repérés comme sensibles c’est à dire présents en nombre sur le territoire, en croissance depuis dix ans, avec un volume importants de salariés âgés. Il s’agit des agents d’entretien, enseignants, assistants maternels, professionnels de l’action socioculturelle et sportive, représentants, maîtrise de magasins et intermédiaires du commerce, ouvriers non qualifiés de la manutention, employés administratifs d’entreprise, techniciens des services administratifs comptables et financiers. La même étude relève aussi avec prudence l’opportunité de remplacement des départs en retraite dans la fonction publique, la santé - famille, l’hôtellerie, le bâtiment compte tenu de la sous représentation de la population locale dans ces secteurs.
En 2004, l’Université Populaire et Citoyenne proposait une offre publique de réflexion intitulée « désinsérons l’insertion pour une économie plus solidaire ». Ce texte ambitionnait de mieux définir l’insertion à partir de quatre questions : l’insertion doit –elle rendre les chômeurs plus employables ? Doit-elle rendre les employeurs plus « solidaires » ? Réussit-elle à créer de l’activité en faisant émerger de « nouveaux services d’utilité sociale » ? Sans emplois durables en nombre suffisant, peut –elle contribuer à changer le travail ? En plus de ces quatre questions, ce texte proposait une étude sur le coût du chômage ou la dépense publique pour l’emploi pour tenter d’imaginer des alternatives à partir des moyens existants.
En 2005, quatre cycles d’échanges de savoirs ont été organisés sous la forme de conférences-débats, de séminaires et de douze « cafés - citoyens » sur les thèmes suivants :
« Les politiques d’insertion sont-elles justes ? » avec Simon WUHL qui a permis de définir les conditions de la discrimination positive dans l’accès à l’emploi.
« L’économie solidaire et l’insertion : quels nouveaux gisements d’emplois ? » avec Bernard EME qui a permis un échange sur la définition locale de « l’utilité sociale ».
« 20 ans de TUC, CES, CEC, Emplois - jeunes, quel bilan pour avancer ? » avec Bernard GOMEL qui a permis d’observer les différents équilibres des usages qui sont faits localement à partir d’une même mesure.
« En attendant l’emploi, changer le travail » avec Bernard GAZIER qui a permis d’envisager la consolidation de transitions entre emplois en entreprise et emplois d’utilité sociale.
En 2006, il ressort de ces échanges que la politique de l’emploi semble être le meilleur point d’appui pour modifier le marché du travail à la différence de la politique de développement économique comme de la politique salariale. En effet, la politique de développement économique, déjà dynamique sur la métropole, semble moins maîtrisable, plus liée aux forces du marché, sans contrôle sur l’accès aux nouveaux emplois qu’elle génère. La politique salariale, quant à elle, est dépendante des rapports de forces entre partenaires sociaux, avec un contexte où les syndicats sont affaiblis, le patronat en position de force et un Etat qui défait les droits des salariés.
La politique de l’emploi à Roubaix repose sur deux dispositifs : le Plan local d’Insertion et la future MIE (Maison de l’Initiative et de l’Emploi).
Le Plan Local d’Insertion (PRI - Plan Roubaisien d’Insertion), créé en 1993, offre 943 postes d’insertion (source PRI 2004) répartis comme suit : 474 postes (50%) en CES, CEC, emplois jeunes… [2] répartis sur 19 associations ; 230 postes en contrats aidés pour la mairie et l’hôpital, 200 postes en intérim (travail temporaire d’insertion et associations intermédiaires) ; 39 postes pour cinq « entreprises d’insertion ». Le plan local d’insertion accueille 2000 personnes en « parcours d’insertion » par an avec 700 entrées nouvelles pour une centaine de sorties en emplois validés (+ de 6 mois) et 700 sorties sans suite ou par abandon.
La Maison de l’Initiative et de l’Emploi Roubaix – Wattrelos - Leers devrait fédérer l’action publique pour l’emploi et le développement économique à Roubaix en regroupant l’ANPE, le PRI, la Mission Locale, le CIBC, Espace, l’ADIE, la CCI, la DDTEFP, le CBE…
Le placement à l’emploi en entreprise avec la méthode IOD (Intervention sur l’Offre et la Demande) comme dispositif de lutte contre les discriminations à l’embauche. Deux équipes de l’Ilep (Institut lillois d’éducation permanente) financées par le département travaillent sur Roubaix depuis deux ans. Chaque équipe (trois chargés de mission) travaille avec 100 entrées par an d’allocataires RMI pour réaliser 50 sorties en emplois durables par an en vitesse de croisière. Cette méthode réussit-elle à modifier l’insertion en entreprise ?
L’accès à l’emploi public par les contrats aidés et les chantiers écoles : 33 chantiers écoles, 19 associations reconnues d’utilité sociale fournissent 474 postes auxquels l’on peut ajouter 230 postes ouverts en mairie et à l’hôpital. C’est le premier dispositif d’insertion par l’activité économique sur la ville et ce depuis l’origine du plan local d’insertion. Quel rôle joue ces contrats aidés ? Quels usages en sont faits ? Comment est reconnue leur utilité sociale ?
Le CEE (Centre d’Etudes de l’Emploi) établira de manière indépendante et scientifique le calcul de la dépense publique pour l’emploi sur le territoire de Roubaix. Il mettra en perspective les limites de l’exercice ainsi que les coûts difficilement estimables, les dépenses incompressibles et celles qui pourraient être réorientées au regard de leur efficacité. Ce calcul servira de base pour définir les différentes conditions à réunir pour un renforcement de la politique de l’emploi au niveau local.
2006 : Organiser une campagne de « cafés - citoyens » dans la ville en novembre et décembre à partir des conclusions de l’enquête réalisées sur IOD et les chantiers écoles de juillet à octobre.
2007 : Organiser trois journées « forums citoyens » avec d’autres réseaux pour mettre en débat les savoirs échangés dans les cafés - citoyens. Les deux premiers « forums citoyens » pourraient s’organiser sur les thèmes « l’insertion et l’entreprise » et sur « l’insertion et les services publics » pour dégager des priorités et des objectifs. Un forum final tenterait de répondre à la question « comment bouger la politique de l’emploi à Roubaix ? » à partir d’une présentation du calcul de la dépense publique pour l’emploi.
2008 : Organiser une « conférence citoyenne » en charge de délibérer et émettre un avis sur le contenu d’une politique de l’emploi à Roubaix. Cette conférence pourrait s’articuler avec une délibération cadre du nouveau conseil municipal de Roubaix.
Plusieurs interventions des participants aux séminaires ont porté sur l’objectif que veut se donner l’université populaire dans cette recherche-action. Les deux chercheurs Bernard Gomel et Simon Wuhl ainsi que des acteurs de l’insertion ont souligné de différentes manières la pertinence et l’utilité de mener une recherche-action sur ce terrain. Bernard Gomel a souligné la volonté de faire bouger la politique de l’emploi « à » Roubaix et non pas « de » Roubaix au sens où il ne s’agit pas tant de décider et de définir une politique nouvelle que de regarder et le cas échéant de modifier les modalités de mise en œuvre des dispositifs de la politique de l’emploi. Simon Wuhl a salué la volonté d’agir localement, de construire des propositions, de dépasser les critiques trop générales qui renvoient tout à l’Etat ou à la mondialisation. Il existe des stratégies possibles au niveau local en matière de choix de dispositifs, de choix du public dans chaque dispositif, de rapport aux entreprises… Dit de manière plus politicienne par un professionnel de l’insertion : « … on se met le doigt dans l’œil si l’on attend des changements radicaux, il n’y aura pas de possibilités de rupture que se soit avec Mme Royal ou M. Sarkozy aux prochaines élections. Alors, il faut valoriser ce qui existe déjà et essayer de peser sur les réalités…. ».
Plusieurs participants ont souligné le besoin de transparence, d’une meilleure définition et compréhension des objectifs de chaque dispositif et de leurs méthodes d’intervention. Simon Wuhl rappelle que si ce débat d’orientation ne se fait pas, la tendance sera à la subordination aux « lois du marché », en l’occurrence en réglant le cas des plus « employables » pour « faire du chiffre » [3] et en gardant les cas les plus durs très loin du monde de l’entreprise. Un participant - syndicaliste précise : « … il faut une politique d’évaluation au niveau local, ne pas attendre que ça vienne d’en haut, pour passer d’une politique d’annonces à une politique d’actions… » ou encore par un autre participant : « …Il faut passer d’une politique de moyens à une politique d’objectifs ». Pour pousser à ce débat, il faut, selon Simon Wuhl, que les associations, telle que l’université populaire, puissent être présentes aux instances de pilotage des dispositifs d’insertion pour que s’établisse un contact le plus régulier possible entre la logique associative et la logique institutionnelle. Paul Destailleur (élu en charge de l’emploi à Roubaix) et participant au séminaire confirme : « …il ne faut pas que la MIE (Maison de l’Initiative et de l’Emploi) soit prise en otage par les institutions … ». Il ajoute par ailleurs que la compétence du développement économique se situe maintenant au niveau de LMCU (Lille Métropole Communauté Urbaine) et qu’il faut obtenir plus pour la ville de Roubaix, par exemple, avec les clauses d’insertion dans les marchés publics ou la charte de l’insertion [4] pour les chantiers de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine).
Le directeur d’un centre social propose un travail d’analyse de ce que les dix huit candidats à l’élection présidentielle vont proposer sur l’emploi et aussi de comparer avec ce qui se fait ailleurs dans des pays où le chômage n’est que de 4 ou 5% en Europe du Nord, par exemple.
Un demandeur d’emploi depuis plusieurs années pose la question dans ces termes : « …Y a-t-il un manque de travail ou est ce qu’il faut mieux répartir le travail existant ? S’il faut mieux répartir alors il faut accepter que Mohamed et Ali prennent la place de Jean Paul et Daniel… ». La préférence « nationale » serait systématique à l’embauche, il faut des lois de quotas contraignantes pour les employeurs privés et publics comme en Amérique, seul moyens, aux yeux de ce participant, de faire évoluer la société sur cette question.
Simon Wuhl apporte deux éléments de réponse. D’une part, sur l’insuffisance de travail pour tous, il rappelle qu’à la fin des années 90 la création d’emplois était aussi forte que dans les années 60. Selon lui, il faut donc améliorer les régulations locales des marchés de l’emploi. D’autre part, sur la discrimination positive comme aux Etats-Unis [5], cela a surtout rendu plus visible ces minorités dans les médias, les postes publics… Simon Wuhl précise que le développement d’une bourgeoisie issue des minorités n’a pas résolu l’exclusion liée au chômage. Selon lui, il faut une discrimination positive sur une base socio-économique. En France, ce doit être le rôle d’une politique d’insertion mise en place à l’origine pour lutter contre l’exclusion. Pour être juste, il faudrait que les places dans les dispositifs d’insertion les plus efficaces soient attribuées en priorité au groupe de gens les plus défavorisés (diplômes, origines…).
Un chargé de mission de l’équipe IOD de Roubaix précise que le travail d’insertion doit se faire d’abord avec l’entreprise pour l’aider à modifier des pratiques de recrutement discriminatoires ou contreproductives, pour négocier l’ouverture de postes en CDI à temps plein, pour intégrer directement les personnes dans l’entreprise. Le premier travail en démarchant des entreprises est d’obtenir que l’employeur donne une chance à « IOD ». L’équipe propose tout de suite un entretien avec un candidat si possible sur le poste de travail (mise en situation). Après l’embauche, un accompagnement à l’intégration du salarié dans l’entreprise est proposé. Le principe de base d’IOD est de considérer que toutes les personnes sont employables, à partir du moment où elles expriment le souhait de travailler. Pas besoin de formation préalable ou de parcours d’insertion. Cela se construira en aval par l’intégration dans l’entreprise. Cependant, il est vrai qu’il manque des moyens pour résoudre des problèmes extraprofessionnels tels que l’accès au logement ou la garde des enfants.
À partir d’une activité de chantier - école « cuisine », l’association « L’Univers » offre un service de restauration aux plus démunis et a obtenu une reconnaissance de son utilité sociale par les collectivités locales et l’Etat. Certains salariés, qui ont commencé par un CES (Contrat Emploi Consolidé), ont pu progresser vers un emploi stable au sein de l’association. Le permanent de l’association précise : « …On ne va pas sauver le soldat Ryan ou sauver le monde mais un chantier école peut aussi réussir à trouver des solutions individuelles comme cette personne en CAE (Contrat d’Accompagnement à l’emploi) qui vient d’être embauchée comme serveuse dans un café-restaurant à Roubaix. Il faut aller à petit pas… ». Bernard Gomel défend l’importance de la politique de contrats aidés dans le secteur non marchand quand le partage du travail en entreprise semble bloqué par la stagnation des salaires. Les contrats aidés sont une spécificité française, qui représente dix milliards sur les soixante quinze milliards de la politique de l’emploi. Ces mesures doivent être mieux équilibrées pour le public le plus en difficulté et ne pas devenir du sous emploi pour des gens surqualifiés.
Plusieurs participants, dont Paul Destailleur (conseiller municipal) rechignent à utiliser le mot « insertion » qui signifie trop souvent : maintenir les gens en activités précaires sans débouchés réels vers un emploi durable. Une participante, référente RMI, souligne qu’une partie de la population ne se retrouve pas dans ces dispositifs d’insertion et baisse véritablement les bras. Paul Destailleur défend que l’insertion, s’il faut utiliser ce terme, devrait d’abord s’attacher à offrir des situations concrètes de travail directement dans les entreprises, en levant les discriminations à l’embauche telle que peut le faire la méthode IOD, ou en développant les nouveaux services aux personnes dans l’aide à domicile, le sport, l’animation sans en rester aux chantiers écoles… Et puis pour ceux qui restent sans travail, ils doivent pouvoir avoir une reconnaissance par un revenu décent et une activité d’utilité sociale. A titre d’exemple, la mairie de Roubaix avec l’ARTT (Aménagement Réduction du Temps de Travail) et les emplois jeunes, a réussi à créer cent cinquante nouveaux emplois durables. Paul Destailleur ajoute : « … mais à côté de ça, on donne des millions pour l’emploi sans savoir à quoi ils sont utilisés… ».
Bernard Gomel apporte des éléments d’analyse sur le blocage du partage du travail. Il explique que la politique de baisse des charges patronales coûte vingt milliards d’euros (pour trente milliards d’euros d’indemnisation du chômage) mais elle n’entraîne pas l’augmentation des salaires. Cette stagnation des salaires est justifiée le plus souvent comme la conséquence de l’accord des 35h, qui ont créés des « trappes à bas salaire » [6]. L’emploi non qualifié continue de représenter une part importante de la création d’emploi et quatre millions de salariés se déclarent en sous emploi et voudraient des heures supplémentaires pour améliorer leurs revenus. Dés lors, la tendance ne peut pas être au partage du travail.
Un participant, architecte de profession, souligne l’impossibilité pour beaucoup de pouvoir acquérir un logement quand on ne dispose que d’un revenu autour du SMIC alors qu’une minorité de personnes bénéficient d’aides et d’exonérations d’impôts pour spéculer et s’enrichir via l’immobilier. Selon lui, un revenu décent doit permettre à une famille de se nourrir mais aussi d’acquérir un logement. Un participant, allocataire du RMI, ajoute qu’en attendant le partage du travail, les emplois jeunes, les emplois de services permettent à beaucoup d’améliorer un peu le quotidien : « … Il faut que les gens puissent brasser un peu d’argent sinon ils sont moroses… ».
Plusieurs interventions ont souligné le manque d’harmonisation entre les dispositifs d’insertion, beaucoup s’accordent à dire : « c’est illisible… ». Simon Wuhl répond en ces termes : « … c’est pas faux mais ce n’est pas tout à fait vrai, en fait, il y a trois catégories de mesures : les stages de formation, les activités d’utilité sociale (les contrats d’avenir…) et enfin les contrats dans l’entreprise (contrats de professionnalisation…) donc on peut simplifier … ». Depuis le rapport Schwartz [7] nous avons capitalisé des savoirs qui ont pu produire une méthode comme IOD. On peut se battre aujourd’hui localement pour qu’IOD se généralise un peu plus par exemple. On peut sélectionner certains dispositifs et se fixer des obligations de résultats…
En écho à l’intervention du directeur d’un centre social, qui évoquait la réussite des pays nordiques dans la lutte contre le chômage, Simon Wuhl souligne la contradiction interne au mouvement social, liée aux « différences culturelles » entre les générations : « … les plus de quarante ans ont été formés par le taylorisme, la sécurité de l’emploi en CDI dans l’entreprise. Ils représentent aussi la base sociale des syndicats depuis trente cinq ans. La jeune génération est prête à accepter l’idée de mobilité, de flexibilité à condition qu’il y ait une garantie d’employabilité, de formation, de conserver un revenu. Les syndicats suédois vont jusqu’à demander plus de flexibilité à leur entreprise pour négocier plus de garanties pour les travailleurs. On a là quelque chose qui ne serait acceptable dans la culture française … ». Il faut donc aussi partir de la réalité française, regarder les outils qui existent et que l’on peut utiliser intelligemment au niveau local.
[1] IOD : Intervention sur l’Offre et la Demande. Dispositif initié à partir des travaux de l’équipe « psychologie sociale des insertions » de l’Université de Bordeaux dirigé par le psychosociologue Denis Castra (l’insertion professionnelle des publics précaires, PUF, Paris, 2003).
[2] CES : Contrat Emplois Solidarité, CEC : Contrat Emploi Consolidé
[3] « Faire du chiffre » dans le sens où il s’agit d’avoir un nombre acceptable de mise à l’emploi chaque année.
[4] Exigences intégrées dans les appels d’offre exigeant le recrutement de personnes en insertion.
[5] La discrimination positive ou « positive action » consiste à mettre des quotas de places ou de postes pour les gens issus des minorités ethniques.
[6] Les accords ARTT ayant bloqués les salaires ce qui a maintenu les salariés à des niveaux de revenus faibles.
[7] Rapport « Moderniser sans exclure »rédigé à partir d’une grande consultation des acteurs concernés au début des années 80.