Université Populaire et Citoyenne de Roubaix
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30 ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme

le mercredi 20 novembre 2013 de 19h30 à 23h00
La Marche, avant-première
Le Duplexe

47, Grande rue - Roubaix


Avant-première du film de Nabil Ben Yadir, en présence du réalisateur et des comédiens Jamel Debbouze, M’Barek Belkouk et Lubna Azabal



le jeudi 21 novembre 2013 de 14h00 à 17h00
Caravane de la mémoire AC LE FEU
A déterminer

Exposition, débat, projection, librairie... Les militants du collectif AC LE FEU viennent à la rencontre des jeunes Roubaisiens



le jeudi 21 novembre 2013 de 19h00 à 21h30
Conférence-débat 30 ans de la Marche
Ecole Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (ENPJJ)

16, rue du Curoir - Roubaix


Conférence-débat avec Mogniss H. Abdallah et Mohamed Mechmache. Entrée libre



le vendredi 22 novembre 2013 de 09h00 à 12h00
30 ans après la Marche, où en est-on des discriminations dans la ville ?
Ecole Nationale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (ENPJJ)

16, rue du Curoir - Roubaix


Atelier-citoyen, sur inscription à contact@upc-roubaix.org ou 03 20 82 23 96


30 ans de la marche, du 17 au 22 novembre à Roubaix : une avant-première, une conférence-débat, un atelier citoyen, mais aussi une journée spéciale sur Pastel FM et la Caravane de la mémoire d’AC LE FEU.

1983 : La marche pour l’égalité dans le Nord Pas-de-Calais
2013 : Où en est-on de la lutte contre le racisme et les discriminations ? Quelles nouvelles formes de mobilisation pour changer les quartiers ?

1981, la Gauche a enfin pris le pouvoir… Pourtant, durant l’été 1983, les heurts entre jeunes des quartiers populaires et forces de l’ordre dans les banlieues lyonnaises défraient la chronique. En septembre, le FN allié au RPR remporte les municipales de Dreux. Le premier Ministre socialiste qualifie de « chiites » les mouvements de grève chez Talbot et Citroën entre 1982 et 1984. Sur la même période, comme depuis la fin de la guerre d’Algérie, crimes racistes et bavures policières se multiplient et restent souvent impunis.

A l’automne 1983, l’idée d’une marche pacifique, à l’image des démonstrations organisées par Martin Luther King et Gandhi, voit le jour dans le milieu associatif. Le 15 octobre, 32 marcheurs quittent Marseille. Ils seront 100 000 à Paris le 3 décembre.

Reçus à l’Elysée par François Mitterrand, les marcheurs obtiennent la carte de séjour de dix ans. Leurs autres revendications, comme le droit de vote pour les étrangers, seront ignorées. Elles le sont toujours.

Après une deuxième marche en 1984, les dissensions au sein des associations et le soutien du gouvernement à des organisations comme SOS Racisme mettront fin à ce grand mouvement de protestation citoyenne, jamais égalé depuis en France.

Une autre conséquence de la marche fut tout de même la naissance de la politique de la ville. Aujourd’hui, après trente ans de grands travaux et d’investissements dans le bâti, une redéfinition de ces politiques se dessine qui donnerait la priorité aux habitants. L’occasion de retrouver des formes de mobilisation citoyenne ?

Le projet :
A travers une série de projections, de rencontres-débats, d’actions culturelles et de diffusions radiophoniques, nous souhaitons retracer l’histoire de la marche pour l’égalité et la mettre en perspective avec les enjeux contemporains. Un point particulier sera porté sur le passage de la marche dans la région, à Roubaix ou Libercourt par exemple : Qui étaient ces marcheurs ? Qui les a accueillis ? Trente ans plus tard, quel regard marcheurs et accompagnateurs portent-ils sur les discriminations ?

Téléchargez le programme complet :

PDF - 3.2 Mo
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